Cette exposition originale regroupe deux corpus artistiques bien distincts, qui bien que conçus en des territoires différents, et dans des temps similaires (2008 et 2010), prennent tous deux leurs racines dans une observation documentaire de la réalité actuelle. Curieusement c’est le travail d’Edith Roux d’obédience socio-politique, qui est le plus composé voire mis en scène; pendant que celui de Jan Stradtmann, apparemment esthétisant et symbolique relève d’avantage d’un constat réaliste, extrait des rues et parcs londoniens.
Les réunir dans un même espace engendre naturellement, sans discours annexé, un choc visuel créateur d’ interrogations sur les méfaits et bienfaits de l’hypercapitalisme mondial. Deux visions se rencontrent, se confrontent, deux mondes à des milliers de kilomètres l’un de l’autre et pourtant si proches : la virtualité de la finance des traders londoniens marchant de consoeur avec la modernisation des habitats traditionnels.
Ce mécanisme de synchronicité ou d’association libre nous devenant si familier, pourtant à n’en pas croire nos yeux!
Ouighours et Traders, All Together, si vous saviez ! mondialisation, mon amour*