Café photographique avec Karim Kal

Le 20 novembre 2019

Né en 1977 à Genève, Karim Kal a suivi les cours des Beaux-Arts de Grenoble, et de l’École de photographie de Vevey. Il travaille principalement dans les quartiers populaires Français, et Algérois. Exclusivement au moyen de la photographie, il tente d’interroger la discrimination opérée par le tissu urbain, en pointant des outils de cette discrimination, ou en relevant des marqueurs d’un contre discours local.

L’issue

Le travail L’issue, points de vue des habitants depuis leur fenêtre, images interrogatives partiellement abstraites, découle d’un processus de réflexion tant formel que conceptuel entamé en 2011.

Le point de départ est un travail d’incarnation du bâti de banlieue, par des images de bâtiments de logements sociaux, de nuit en noir et blanc, dont les façades ou certains détails sont rehaussée par la lumière produite par un puissant flash.

L’idée générale de la série réalisée en banlieue Parisienne et Lyonnaise en 2011/2012 était de représenter le bâtit comme le protagoniste majeur de la situation sociale des quartiers.

Par la suite, des projets dans une maison d’arrêt et un hôpital ont amené Karim Kal à travailler vers du détail, et vers une forme de relevé civilisationnel d’une forme de diffusion de l’autorité dans les institutions publiques. Cette réflexion s’appuie particulièrement sur la lecture de Foucault.

Ensuite, géométrie, abstraction, donnent lieu à une série, qui cite particulièrement un mouvement pictural et sculptural très imprégné de french théorie, Les néo géo (Olivier Mosset, Peter Halley).

Ensuite en 2014, sa recherche se précise autour de l’idée de reflux documentaire, et l’inscription de l’abstraction dans la structuration même des images. Décentrement de la composition, accélération de la vitesse d’obturation, variation de la puissance du flash, aboutissent à une forme d’essoufflement descriptif : série Les terrains vagues.

Articulation de l’inspiration géométrique, et de l’épuisement lumineux: série Ligne Dée, 2017, en région Parisienne (sud de l’Essonne) dans le cadre de la commande publique nationale en photographie documentaire Les Regards du Grand Paris.

Systématisme du point de vue inclus, celui de l’usager des territoires. Production d’images immersives, où la dimension abstraite devient une invitation projective.

L’issue.

Accentuation du caractère projectif. Point de vue depuis les intérieurs. Pour Vedutta, cité du Mathiolan, prison pour mineur de Meyzieu, Hôpital à Bourgoin Jallieu. Trinité de normalisation. En couleur cette fois. Reflux des informations en lisière de l’image, dominant abstraite, caractéristique géométrique de cette zone abstraite, toujours de nuit, vitesse rapide, épuisement lumineux, « renoncement documentaire ». Les images sont interrogatives, elles désirent questionner l’incidence du cadre de vie, de l’institution sur le rapport au monde des individus.


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