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le Bleu du ciel — Centre de photographie contemporaine

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Centre
de
photographie
contemporaine









“Pinzòn / Delacour”




Exposition 16 mai - 13 juillet 2013
Journée presse 15 mai 2013 - 14h00
Vernissage 16 mai 2013 - à partir de 18h30 - le même soir, vernissage à la galerie Le Réverbère


Téléchargez le dossier de presse de l'exposition (.pdf)


Dulce Pinzòn



“Super-heros”


2004-2006

Après le 11 Septembre, l’idée de « héros » devint petit à petit omniprésente dans
l’imaginaire collectif. En cette période de crise, la nécessité de reconnaître le travail et
l’extraordinaire détermination de certains individus face au danger semblait criante, ceuxci
sacrifiant parfois leur vie en tentant d’en sauver d’autres.
Néanmoins, dans le tourbillon des médias qui affichaient, en une, les désastres et autres
états d’urgence, il était aisé de passer à côté d’innombrables héros qui ont oeuvré
chaque jour pour le bien d’autrui, tout autant que ces autres héros glorifiés; mais en des
circonstances bien moins théâtrales. Le travailleur immigré mexicain à New York est
l’exemple même du héros qui passe inaperçu : il travaille souvent de très longues heures
dans des conditions extrêmes, et économise sur son salaire, si bas soit-il, au prix
d’immenses sacrifices, pour l’envoyer au Mexique à sa famille et à sa communauté.
Discrètement, l’économie mexicaine est devenue dépendante de l’argent envoyé par des
travailleurs résidant aux États-Unis. De la même manière, l’économie américaine devient
petit à petit dépendante de la main-d’oeuvre mexicaine. C’est de cet immense sacrifice,
passé sous silence et inavoué, que nous parle Dulce Pinzón. Elle rendre ici hommage à
ces hommes et ces femmes, figures courageuses et déterminées, qui réussissent tant
bien que mal, sans le moindre pouvoir surnaturel, à supporter de difficiles conditions de
travail afin d’aider leurs familles et communautés à survivre et prospérer.
Ce projet est constitué de 19 photographies couleurs d’immigrants latino-américains
vêtus de costumes de super-héros américains ou mexicains célèbres. Chaque image
représente le travailleur / super-héros sur son lieu de travail et est accompagnée d’une
légende constituée de son nom, sa ville natale, le travail qu'il assume et la somme
d’argent qu’il envoie à sa famille par semaine ou par mois. exposition en partenariat avec K-echo Photo


Yann Delacour



“En déplacement”


2000-2013

à travers 4 séries photographiques dont trois, inédites, réalisées entre 2000 et 2013. La question du corps y est très prégnante, celui de l’artiste à travers ses autoportraits, aux installations réalisées par différents corps de métiers dans les rues de Paris afin de garder une place pour un véhicule et à travers ces portraits d’individus pris dans le cadre de leur fonction professionnelle. Et ce qui trouble assez rapidement l’attention est cette frontière qui semble osciller entre photographie quasi documentaire et photographie plasticienne. Là où le sujet semblerait s’inscrire dans le cadre d’une photographie dite plasticienne par exemple dans ces derniers autoportraits où l’artiste se recouvre la tête entièrement de terre afin de la modeler ou plus précisément pour la démodeler peut-être, Yann Delacour nous donne à voir ce geste dans le cadre d’un état des lieux, dans une photographie «docuplasticienne», ou l’identité semble autant se construire que de se déconstruire. Et c’est cet oscillement, cette vibration qui prend aussi place et forme dans les autres séries que nous présente l’artiste.
Les installations prises dans les rues de Paris sont autant des gestes de sculpteur que des gestes à un moment donné d’un ouvrier qui devra vite mettre en place un dispositif économique contextualisé pour garder la place pour son véhicule. D’ailleurs, certaines installations sont réalisés par l’artiste lui même dans un jeu de permutation - ou l‘activité de l’autre devient extention de sa propre activité. Certains diront transgression, mais c’est alors faire un contre sens direct à ce que met en jeu l’artiste.
Et c’est cette même logique qui prend forme dans la série des portraits pris eux aussi dans les rues de Paris : hôpitaux, bureaux de poste, le siège de l’ONU, parkings, église, zoos ... ou finalement à travers toutes ces sphères d’activité comme celle de l’artiste elle même, des individus se retrouvent face à eux mêmes dans une architecture à la fois mentale et subjective et à la fois pouvant nous interroger sur la nature de la relation que nous entretenons avec l’autre dans la sphère publique. Et cet oscillement entre état des lieux interne et externe vient véritablement démonter et questionner l’état de l’oeuvre, et l’oeuvre de l’état dans une recherche auto documentaire dans le cadre d’une recherche formelle plasticienne, et plasticienne dans le cadre d’une démarche quais documentaire externe à l’atelier.
Cet oscillement crée un déplacement permanent du point de vue, de l’identité, alors que précisément tous les sujets sont totalement figés dans l’espace.
Yann Delacour travaille à Paris dans un petit atelier de quelques mètres carrés, et la rue est devenue par la force des choses son atelier à ciel ouvert créant un vase communiquant entre un monde intérieur et extérieur qui se sont complètement articulés.


Presse


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