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le Bleu du ciel — Centre de photographie contemporaine

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Centre
de
photographie
contemporaine









“Tropical Gift” - "Eaux vives, peaux mortes"




Exposition 10 septembre 2013 - 9 novembre 2013
Vernissage 10 septembre - à partir de 18h30


Téléchargez le dossier de presse de l'exposition (.pdf)


Cette exposition regroupe deux corpus artistiques bien distincts, qui bien que conçus en des territoires différents, et dans des temps similaires, prennent tous deux leurs racines dans une observation documentaire de la réalité actuelle.
La première partie de l’exposition est consacrée a un essai photographique de Christian Lutz au Nigeria dans l’univers clos des protagonistes du monde des affaires liées au pétrole et au gaz. Son regard incisif révèle un sentiment malsain découlant de l’impact des intérêts économiques sur les populations civiles. Le photographe dresse un constat amer des rapports de forces inégales entre les dominants et les dominés et dépeint un tableau sombre de l’exploitation d’un sous sol africain
trop riche.

Le travail d’Alexandre Chrisitaens, quant à lui, éveille aux émotions intenses chargées de mélancolie et de poésie. Cherchant à créer des liens entre territoires naturels, industriels, urbains ou portuaires, le photographe nous transporte dans son épopée tel un Ulysse parti pour un long voyage.

exposition en résonance avec la 12° biennale d'art contemporain de Lyon




Christian Lutz



“Tropical Gift”


Nigeria, 2010

L’œuvre de Christian Lutz se situe à la lisière du reportage et du documentaire. Reportage parce qu’il s’applique à couvrir consciencieusement des états actuels du monde, et documentaire parcequ’il inscrit cette démarche dans une vision globale. Il y décrit les rapports du pouvoir et de la politique à travers la serie “Protokoll” (montrée au Bleu du ciel en 2009), les rapports du pouvoir et de l’économique avec «Tropical Gift» et enfin ceux du pouvoir et du religieux à travers « In Jesus’ name». Le photographe a réuni ces trois ensembles dans une «trilogie» présentée au Musée de l’Elysée l’été dernier. Il y confirme l’engagement d’une vision qui, sans se placer dans une optique militante, aborde néanmoins des réalités socio-politiques de manière crue et sans concessions.
Christian Lutz aime scénariser les sujets qu’il couvre en recréant une narration dans l’editing final afin de donner à sa sensibilité visuelle sa plus forte expression. «Tropical Gift» se présente donc comme un constat édifiant d’un aspect de la réalité nigériane actuelle où les pilleurs d’or noir en quête d’enrichissement démesuré, qu’ils soient étrangers ou autochtones, détruisent la faune et la flore proche des gisements de gaz et de pétrole, au mépris total de l’environnement humain.


Alexandre Christiaens



“Eaux vives, peaux mortes”


Alexandre Christiaens né en 1962 marie voyages et photographie, tant il bourlingue dans le monde entier par delà les mers et les frontières de Bilbao à Vladivostok en passant par Anvers, s’arrêtant parfois en résidence. Il cherche à créer des liens entre territoires naturels, industriels, portuaires ou urbains qui tissent peu à peu sa vision des choses, faite de mélancolie et de poésie tantôt suggérées, tantôt aléatoires comme des peaux mortes qui se décollent, et d’où émerge « sa » ligne d’horizon. Car c’est de la quête d’un horizon intérieur, dont se nourrissent ses images et son univers baigné dans un étrange silence, de ceux qui importent l’adhésion.
Comme l’écrit Emmanuel d’Autreppe, « c’est un savant dosage, précisément – ou plutôt une intense confrontation d’ordre et de désordre. Tout se joue dans la dualité de densité de la matière et de légèreté des airs, d’obscurité et de lumière, ou encore, de profonds silences vis-à-vis de l’activité frénétique des hommes et des machines ». « Mon axe principal est de mélanger ma collecte photographique, qui se réalise parfois de façon appliquée et réfléchie, parfois de façon hasardeuse. Ensuite, il s’agit de rassembler mes images et d’en écrire une histoire. Non pas la mienne, car même si je ne m’en exclus pas, mon travail n’est pas du tout autobiographique; ce sont plutôt des histoires du monde, des histoires de vies, de territoires, de formes, d’horizons et de regards portés que l’image raconte. »