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le Bleu du ciel — Centre de photographie contemporaine

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Centre
de
photographie
contemporaine









Exposition du 23 Mai au 13 Juillet 2012

Jean-Christian Bourcart : "Beauty foule"


(Voir la fiche de Jean-Christian Bourcart)



“Traffic”


New York, 1999-2003
Il y a toujours des embouteillages sur Canal Street. Les gens, les Américains semblent mélancoliques et résignés, tapis derrière les vitres teintées de leur grosse berline. D’autres dans les bus ou les taxis s’assoupissent, frappés par la longueur du jour. Moi, sur le trottoir, je les ausculte à travers mon puissant téléobjectif. Je les regarde me regarder, incrédules, stupéfaits comme les animaux pris dans les phares, la nuit. Certains ne bougent plus. D’autres tentent de se tourner, se protègent du journal, de la main. Quelques-uns confrontent mon regard mécanique abandonnant ainsi leur image à une destinée dont ils ne savent rien.


“Camden, New Jersey”


Camden, 2008, (photos et vidéo)
C’est absurde, mais j’ai juste cherché sur le Web la ville la plus dangereuse des États-Unis. Je voulais retrouver cette étrange énergie qui se dégage des lieux où les règles et les contraintes sociales sont abolies ou affaiblies. Un sentiment de liberté mêlé à l’excitation du danger. Je voulais m’assurer qu’il est encore possible d’aller vers les autres, si éloignés, si étrangers qu’ils nous paraissent. En tête de liste, j’ai trouvé Camden, New Jersey, à deux heures de New York. En y allant, j’ai découvert le visage de la pauvreté ordinaire cachée derrière les stigmatisations et les stéréotypes. Les gens sont durs, mais les rires sont sincères, et quand je me suis fait braquer par une prostituée, elle m’a rendu dix dollars pour ne pas me laisser dans le pétrin. Je suis intéressé par ce que nous avons en commun avec les gens de Camden. Mais à la fois, on photographie toujours une différence. Peut-être qu’il s’agit de produire des preuves matérielles au sujet de la grosse machine économique et sociale qui nous embrasse et nous répudie.


“Tahrir Square / Unspeakable”


Le Caire, 2011, (photos & vidéo)
Tahrir Square, au milieu du?Caire, est le lieu symbolique associé à la révolution égyptienne, où les manifestations massives ont été accueillies avec des réactions violentes des autorités. Comme le résultat de la révolution était encore incertain, nous avons voulu rendre hommage à ceux qui ont combattu là-bas. Nous avons filmé quelques-uns des manifestants en silence, juste en leur demandant de rejouer dans leur esprit des moments très forts, de renouer avec les sentiments de ces jours éprouvants.
Comme nous le savons, l’utilisation des médias sociaux pour organiser, communiquer, sensibiliser a joué un rôle prédominant lors de ces événements. Les gens ont inventé un nouveau paradigme de l’activisme. Nous avons trouvé en ligne d’incroyable — parfois choquantes — scènes de courage, de violence et de rage.
Nous avons aussi filmé la place Tahrir une journée normale. Elle ressemble à un terrain vague entouré par l’incessante circulation. Un employé arrose consciencieusement le sol nu, comme s’il essayait de faire pousser quelque chose sur cette révolution.
Ces trois éléments — les portraits muets, le souvenir vidéos des événements dramatiques, la place Tahrir pendant une journée ordinaire — proposent une méditation sur les relations entre mémoires et documents, entre les histoires individuelles et l’Histoire.


“La feuille noire”


New York, 2010
Je photographie une photographie noire. Rien à voir, sinon les éléments qui s’y reflètent. En l’occurrence moi, ma famille, les amis. La surface est brillante, sa texture transforme, défonce ce qu’elle réfléchit. Je fais la même chose que d’habitude: regarder dans les coins sombres et ramener au grand jour ce qui passe inaperçu. Ici, c’est un excès de lumière qui permet de faire rendre une image à cette page d’obscurité qui, normalement, absorbe tout. Cette feuille noire est comme notre esprit, reflétant ce qui se passe autour, mais toute cette activité n’intervient pas sur sa qualité primordiale vide. Les images sont comme les pensées: elles semblent solides, importantes mais elles n’ont pas de matérialité. Elles ne font que passer.


Bardo / Autoportrait


DVD, 2 min.30, 2003, (vidéo)
Ce film inspiré par le Bardo Todöl, le livre tibétain des morts, est une évocation de l’expérience au moment de la mort. Utilisant des images fixes principalement extraites de mes archives (photos de famille, portraits d’identités, travaux personnels…), j’ai tenté de représenter le moment où ma conscience s’emballera pour faire défiler les souvenirs de ma vie finie. Ensuite, alors que l’esprit quittera le corps, les images deviendront de plus en plus espacées et incohérentes; fantômes éphémères surgissant de la noirceur, puis de la blancheur absolue.


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Camden copyright Jean-Christian Bourcart





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